À l'heure du bilan

Dépasser la peur et sortir de ma zone de confort.

Pour 2019, j’ai eu la chance de me choisir souvent, soit dans les relations avec des personnes qui me rendaient heureuses, soit avec des perfectionnements en TNC, une formation avec Christine Michaud « une vie pour fleurir » qui est arrivée au bon moment dans mon année, des apprentissages et des lectures qui me rendaient encore plus confiantes sur mon chemin de vie que je dessine depuis quelques années.

En début d’année 2019, je me suis permise d’entreprendre ma nouvelle passion comme naturothérapeute spécialisée en technique neuro cutanée (TNC).

Après 5 mois de pratique à ma résidence, j’ai rapidement compris que cette méthode n’était pas pour moi. C’est à ce moment que la prise de conscience et le lâcher prise m’ont révélé un message.

« Je dois dépasser la peur et sortir de ma zone de confort pour émerger de l’anonymat. »

Franchir cette peur demande du courage, de la confiance et surtout de la croyance en soi.

Encore une fois, je sentais que je devais me déposer et faire le vide complètement pour mieux rebondir à nouveau. Mes ailes demandaient un temps de répis. Ma demande fut exaucée. Par contre, avant de me déposer, je devais faire un autre « vide » dans ma vie.

Et oui, la vie m’a amené à faire des changements radicaux et rapides, soit de vendre et « vider » une grande maison, un grand garage, un grand terrain en 1 mois. Une folie, vous vous dites, et bien pour moi, c’était un « défi ». Je m’entendais me dire : « Sonia, tu aimes les défis et bien celui-là, prouve-moi que tu réussiras ».

Et, c’est à ce moment précis que j’ai fait de ce déménagement un très grand lâcher prise et que « donner au suivant » prenait tout son sens. Je réalisais que donner mes objets que je gardais « au cas où » me libéraient à chaque fois d’un poids sur mes épaules et avec tous les dons, je remerciais les gens de les prendre. Et non, je n’avais pris aucune drogue, c’était la soif de liberté qui me rendait légère.

Après 1 mois d’empaquetage, de dons et de paperasse, nous nous retrouvions mon conjoint et moi sans domicile fixe pendant le mois d’août. N’ayant pas notre appartement avant septembre, des personnes bienveillantes nous ont offert leur logis pour cette période. Finalement, c’est en septembre que nous nous sommes retrouvés dans notre petit cocon dans le Faubourg St-Jean-Baptiste près de nos enfants.

Pour certains, ils nous trouvent fous, pour d’autres, ils nous trouvent courageux d’avoir plongé dans le vide. Et oui, c’est déstabilisant, je ne peux le nier, mais combien formateur en tout point de vue. Cette liberté de sentir que tout est encore possible. Se départir d’objets que nous conservions « au cas » et qui comblait une grande maison qui ne convenait plus à ce que nous voulions « être ». Ce changement nous a amené à nous repositionner en tant qu’individu et en tant que couple. Se sentir léger, s’abandonner complètement à vivre notre moment présent.

Pour moi, vendre une maison, changer de milieu, c’est comme tourner la page d’un livre et découvrir un nouveau chapitre. Celui-là avait duré assez longtemps. Nous devions nous redéfinir et plus encore. Oui, je sentais que c’était plutôt un nouveau livre qui s’ouvrait à nous et c’était nous les héros !

C’est à ce moment que mon conjoint m’a demandé si la retraite de Nicole Bordeleau était encore possible. Ma demande fut exaucée, à nouveau. Je pouvais aller déposer mes ailes dans ce coin de paradis avec cette famille que j’adore. En plus, double bonheur, vivre ces moments magiques avec mon conjoint étaient au-delà de mes espérances.

C’est à la fin novembre que je me retrouve à Maya Tulum au Mexique pour une deuxième fois. Au moment où j’ai mis les pieds sur cette terre, j’ai compris que j’étais chez-moi à nouveau. Ces parfums de mer, de sable, de soleil, de vent, ses couleurs chaleureuses et ses gens merveilleux me rendaient heureuse d’être là, à ma place.

Puisqu’en 2017, ma chrysalide s’était ouverte pour faire place à mon beau papillon coloré, y retourner, me faisait comprendre que mon travail intérieur, était loin d’être terminé.

Avec tous les apprentissages reçus à cette retraite, j’ai à nouveau compris que les peurs que j’avais, c’était encore moi qui les consommais. Et plus je leur donnais de la place, plus elles m’envahissaient. Un travail s’est amorcé en compagnie de ces peurs et j’ai appris à leur faire face, à ne plus leur donner de la valeur. C’est en les mettant sur papier, en les scrutant, en faisant le vide par des méditations et des exercices qu’elles se décristalliseront.

Je sens que je chemine vers un autre pallier de compréhension intérieure et surtout de bienveillance envers moi.

Depuis que je suis revenue et repris le quotidien, c’est là que mon défi de tous mes apprentissages vécus à Tulum doit me servir. Faire le vide et me créer un « espace temps » qui n’a pas de temps est mon défi de tous les jours.